Accueil  
 
clic for

English version
    paris_kaboul      
             
    CARNET DE ROUTE
N° 10/12
 
     
     
" Les trois grâces "
     
   















 
 
 
21 août 2003
 
 
Qazvin à Qazvin

 



Depuis quatre jours, trois grâces agrémentent notre voyage. Elles sont toujours entourées de fleurs, sourient rarement. Elles sont affichées dans les hôtels, dans la rue. Elles ont un système pileux développé.



Elles viennent souvent par trois. Trois grâces que l’on retrouve en photo partout en Iran. Dans les hôtels, sur de gigantesque panneau dans la rue. Elles agrémentent notre voyage mieux que ces femmes dévergondées que l’on voit participer, en petite tenue
, à des concours de beauté. Ici, il ne s’agit point de cosmétique. La grâce est pure, sans concession. Au centre de cette triplette, on aperçoit, en général, Seyed Ruhollah Musavi Khomeini. Comme sur les billets de banque du pays, il ne vous regarde pas
en face mais de côté, de la droite vers la gauche. Né dans le petit village de Khomein, au centre de l’Iran, l’ayatollah a toujours combattu le shah d’Iran. Il a dû quitter son pays en 1964 pour gagner la Turquie puis l’Irak jusqu’en 1978 pour terminer s
on périple en France. Revenu en 1979 en Iran, ce religieux conservateur devint chef suprême du pays en 1979. Il est mort le 4 juin 1989. Mais il est, iconographiquement, toujours omniprésent dans le pays. Difficile de le louper. Même en baissnat toujours
la tête, vous le retrouverez sur tous les billets de banque.
La deuxième grâce est le président Khatami. Fils d’un ayatollah de Yazd, Hojja-ol-Eslam Seyed Mohammed Khatami est né en 1943. Ancien ministre de la culture, jugé comme un modéré et un réformateur, Khatami a été triomphalement élu, à la grande surprise d
es durs du régime, à la présidence iranienne en 1997. Il a été réélu le 8 juin 2001. Le dernier personnage emblématique de l’iconographie iranienne est l’ayatollah Ali Khamenei. Il s’est vu attribuer le titre de chef suprême, succédant en cela à Khomeini
.
Ces trois hommes sont omniprésents en Iran. Dans de nombreux hôtels, les employés se sont empressés de se moquer de ces images. « Nous ne voulons plus vivre dans un pays aussi triste », a expliqué l’un d’entre eux. La télé est sinistre. Ces images sont d
éprimantes. C’est un monde de vieux. Il va falloir que cela change ». Le président Khatami avait affirmé, dans un de ces discours, qu’on ne pouvait faire vivre les jeunes Iraniens comme des vieux. Reprise par un journal, cette déclaration fut contrecarré
e par un religieux souhaitant que l’on interdise les autoradios, jugés anti-islamiques. C’est dire si les trois grâces ont encore de beaux jours devant eux.



Texte : Gwenole Guiomard (gguiomard@free.fr)
Photos : Mark Buscail (buscailm@club-internet.fr)
Webmaster : Cyril Delafosse (cyril@taklamakan.net)

 

retour
suivant
 

LA PHOTO DU JOUR

 

 

 
 
 

  

 















 
 
       
L'expédition Paris-Kaboul. Dernières infos sur l'Afghanistan avec Le Point
     
   
----------------
 
           

Copyright : Association Taklamakan n° 0691044600 chemin de borne, villemertin 73350 BOZEL webmaster@taklamakan.net